La conscience dans le cœur et sankalpa

J’ai déjà parlé du sankalpa, cette intention puissante qu’on utilise en yoga nidra (SANKALPA : le pouvoir de l’intention), abordés dans les magazines de yoga en France.

Ce matin, je suis tombée sur la notion de conscience du cœur qui résonne pour moi comme le sankalpa. C’est issu d’un article de Pierre Feuga paru dans Fragments Tantriques aux éditions Almora (soit dit en passant une pépite pour tous les amoureux du yoga et de toutes les pratiques spirituelles) : « Intervalles enfin entre les états de conscience et d’abord les deux que connait l’individu en tant que tel : entre l’état de veille et l’état de rêve, dans l’endormissement, ce passage insaisissable pour l’homme ordinaire entre le monde des objets sensibles et le monde des objets mentaux. C’est alors qu’il faudrait placer sa conscience dans son cœur (nous voulons dire la placer activement car, de fait, ce transfert se produit de lui-même dans le sommeil), afin d’obtenir la « maitrise des rêves », c’est à dire la capacité de passer de l’état passif et hallucinatoire du rêve habituel, charge des résidus de l’état de veille, à l’état, pleinement conscient et spirituellement dirigé du rêve lucide. »

Dans le tantrisme, le cœur a une place très importante mais je ne suis pas capable d’en dire plus, commençant à peine à tisser des liens avec cette philosophie. Cependant, le cœur est ici en résonance directe avec le spanda,  cette « vibration qui par le libre jeu de ses transformations suscite l’infinie variété de l’univers » (Colette Poggi). Sans aller plus loin, je voudrais simplement dire que découvrir son sankalpa c’est laisser parler les vibrations de et autour de son cœur.

Vous me direz : « Mais comment faire ? »

De fait, il n’y a pas de technique. Ce qui, j’en conviens, est très difficile à comprendre pour des personnes très cartésiennes et/ ou au début de leur chemin en yoga. Il faut laisser le temps au temps et se laisser du temps. Il faut expérimenter et être ouvert, ne pas se dire « j’arrête si dans un mois je n’ai rien. »

Pour ma part, je suis allée chercher très loin mon sankalpa. Dans de couches insondables de mon être. Il était loin d’être ce que, rationnellement, je pensais. D’ailleurs il n’est absolument pas rationnel. Mais il a émergé.

J’ai lutté, je me suis dit « c’est trop gnangnan c’est pas ça ». Pourtant il y a eu des dizaines de signes (mon jiotish, ma tribu du yoga, mes enseignants, mes thérapeutes en Ayurveda et en Médecine Chinoise Tradionnelle).

Alors j’ai lâché et j’ai accepté car c’était ce que me disait tout le temps mon cœur. Non seulement, il me ravit et je le trouve beau mais il m’a transformé.

C’est ainsi que vous le trouverez

Hari Om Tat Sat



Catégories :Pratiques

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