Les effets du yoga nidra

Je suis quelqu’un de très cartésien et j’ai tendance à fuir tout discours un peu « enlevé ». Alors lorsqu’on me parle d’ouverture des chakras, de transe, de communion entre la conscience et l’énergie, j’ai un peu de mal.

Le yoga est très à la mode. Trop, peut être, car son sens véritable est un peu caché par la mode du bien être et du fitness.

Dans les magazines spécialisés du yoga fleurissent ces derniers mois des articles sur le yoga nidra. C’est ben car cela fait découvrir cette pratique magnifique fort méconnue. Je suis un peu en désaccord avec la description qui en est faite beaucoup trop réductrice. Le yoga nidra n’est pas qu’une relaxation profonde.

Si vous manquez de sommeil ou si vous êtes stressés, vous pouvez bien entendu vous lancez dans cette pratique. Comme il s’agit d’aller dans les différents états de conscience en 45 minutes, le corps physique va pouvoir se reposer et le mental s’apaiser.

C’est vrai et c’est scientifiquement prouvé (par exemple Irest Richard Miller ). Sous la conduite d’un thérapeute certifié, vous pouvez dépasser ce qu’on appelle le « Syndrome Post Traumatique ».

Il existe plusieurs scenarii lors d’un yoga nidra :

  • le plus courant lorsqu’on débute : s’endormir ! Avec une posture appropriée, on peut progressivement dépasser cet obstacle. Il est préconisé de ne pas pratiquer le yoga nidra allongé sur son lit et normalement pas avant de s’endormir.
  • ne pas être dedans ou « qu’est ce que je fous là ? » : cela m’est arrivé ! Je me crispe sur la position de ma tête, sur la voix de l’enseignant, sur un truc qui me turlupine. Bref je ne suis pas dedans. Conseil : attendre en respirant sans bouger pour ne pas gêner la pratique des autres participants (ce qui est une marque de respect, et là on pratique le yoga non ?). Et puis on ne doit rien attendre (c’est santosha, un des nyamas de Patanjali), savoir se contenter de rien !
  • ne rien ressentir : et bien en fait vous ressentez quelque chose mais vous n’en êtes pas conscient. Il faut s’observer et laisser émerger. Et revenir à une séance. Bref laisser le temps au temps. Le yoga c’est aussi être patient.
  • ressentir quelque chose de désagréable ou « pourquoi j’ai eu le malheur de venir ? » : cela arrive. Douleur, envie de pleurer. Et alors, il n’y a rien de mal à ressentir une émotion désagréable. Elle devait se manifester. Et après tout c’est encore dans un yoga nidra où elle fera le moins de dégât. Après tout on est allongé et en sécurité. Les autres ne jugent pas. Je ne compte pas le nombre de fois où j’ai eu ce type d’émotions. Et pourtant je suis là ! Bref là aussi, revenir dans une pratique pour voir comment on agit / réagit de nouveau.
  • ressentir quelque chose qu’on qualifiera de positif par rapport au cas précédent. Et c’est là que c’est divin. Les expériences sont multiples et complètement personnelles : du corps vibrant à la manipulation des images, des sensations physiques et émotionnelles, de la lumière au 3ème œil à la lumière dans tout le corps, au sentiment de profonde paix intérieure. Le yoga nidra vous guide sur des rivages divers. A vous d’expérimenter encore et encore !

Om Lokah Samastaha Sukhino Bhavantu

 

 



Catégories :Pratiques

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