Mon yoga : le vinyasa et le forrest yoga

Je n’ai jamais pris le temps de vous parler du « type » de yoga que je pratique : le vinyasa et même plutôt le forrest yoga.

Qu’est-ce que le vinyasa ? Le vinyasa est basé sur des enchainements dynamiques à partir d’un développement au sein des salutations au soleil. Il n’y a pas de séries imposées comme en ashtanga (qui est un vinyasa). C’est très libre et c’est pour cela que je l’aime. Dans cette liberté, j’y trouve l’expression : mes pratiques ne se ressemblent jamais en terme de postures. Je les construit en pensant à un échauffement, à un travail musculaire pour arriver à un apx puis ensuite quelques postures pour redescendre en rythme puis savasana.

Soyons honnête, il n’y a pas vraiment de pranayama spécifique durant un vinyasa, hormis UJJAY qui est tenu toute le séance. Je le regrette : cependant rien n’empêche d’allonger la séance et de travailler sur un pranayma. Personnellement j’introduis très souvent kapalabathi, jambes croisées ou en badha konasana (position du papillon, hanches ouvertes, plantes de pieds l’une contre l’autre, les mains positionnées à l’arrière du corps pour ouvrir la poitrine et dégager les clavicules), ou encore brahmari avec l’apposition des mains au niveau des chakras. Cela en début de séance. Et puis j’ai résolu en partie la difficulté en effectuant tous les matins kapalabathi (300 fois) : cela ressort d’ailleurs plus du kryia de nettoyage que d’un pranayama spécifique sauf qu’ensuite je médite.

En vinyasa, ce sont les postures debout qui sont le plus privilégiés avec les postures d’équilibre. Mais rien n’empêche de travailler les postures assises.

Dans ce flow, je trouve mon rythme et mon intériorité. Certains vont adorer cette liberté, d’autres vont l’exécrer car cela nécessite de « penser » ses postures. Ce qui peut devenir gênant. J’orienterai ces personnes vers l’ashtanga où les praticiens adorent justement la minutie des séries, ce qui libère l’esprit et permet de se plonger dans une méditation en mouvement.

De fait, mon style est très proche du Forrest Yoga. Qu’est ce que le Forrest Yoga ?

C’est un vinyasa, créé par Ana Forrest, une américaine ayant eu des années très difficiles et qui s’en est sortie grâce au yoga. Ce style est très confidentiel en France, il l’est nettement moins dans certains autres pays de l’Union Européenne et il est très développé aux États-Unis et en Asie.

Ce que j’aime c’est l’approche de celui-ci.

« If you want to use yoga to heal emotional pain, you must find out where it resides in your body and learn to take your breath there. I don’t teach yoga to help people to transcend. I want people’s Spirits to reside in their body. I literally want to help people embody their Spirit, not go through life fragmented. »
– Ana T. Forrest

Il repose sur les piliers suivants : respiration, force, intégrité et esprit. Nous les expérimentons à travers des thèmes et intentions.

Prendre soin de soi au niveau physique, émotionnel et spirituel est au cœur du Forrest Yoga. Cela se traduit notamment par l’intention qui est posé au début de chaque pratique : observer son corps, accepter le déséquilibre, respirer, ouvrir son cœur, pratiquer avec grâce, ce que je fais est suffisant, déployer son dos, créer de l’espace …

Le 1er pilier du forrest yoga c’est la respiration. La respiration profonde. A chaque instant. Cette respiration qui partira des muscles pelviens jusqu’aux clavicules va soutenir toutes les postures notamment celles d’équilibre et va nourrir l’esprit. Rien n’est fait en apnée. La respiration nourrit le corps et nourrit l’esprit. La respiration puissante soutient la pratique, encourage et brûle tout ce qui est négatif. Elle permet une connexion intime avec les cellules du corps et avec ce qu’on a dans le cœur.

Le 2ème pilier c’est l’intégrité. Le forrest yoga respecte les corps. Les postures ont été créées afin de travailler sur les blessures physiques et émotionnelles sans pour autant blesser le pratiquant.

Il s’agit de changer sa façon de penser afin de créer des solutions innovantes et apprendre le silence alerte. Apprendre le discernement et intégrer toutes nos avancées sur le tapis dans nos vies.

Le 3ème pilier c’est la force / puissance. Pour cela, on développe la puissance des abdominaux et notamment du transverse qui va nous soutenir pendant toute la pratique. C’est aussi la force de faire face à ses peurs, de se faire confiance et d’avancer dans sa propre quête spirituelle

C’est pourquoi l’Esprit / Âme est le 4ème pilier. Le forrest yoga cherche cette connexion à l’esprit / âme. cela va d’abord passer par une connexion avec le cœur. Puis par une connexion avec tout son corps. Et puis c’est une philosophie de vie qui interroge tous les secteurs : parler un langage de vérité, rapport à la nourriture et à la boisson … C’est très proche des yama / nyama sauf que c’est plus moderne dans l’esprit, et encore je trouve que les yama / nyama peuvent être modernes à bien des égards.

C’est en définitive choisir la voie du guerrier (pour ma part celle du guerrier pacifique cf Le guerrier pacifique et mes migraines).

C’est un très beau yoga. C’est aussi un yoga très dynamique. Personnellement je transpire énormément : les toxines sont évacuées, les tensions aussi. Malgré des postures très avancées (cf Pourquoi faire des postures avancées ?), c’est un yoga où on ne se regarde pas le nombril mais où on affronte ses peurs. C’est une sorte de thérapie où je peux facilement dire ce que je ressens très profondément.

J’ai aussi appris à inspirer avant de parler et du coup à ôter une partie de l’émotion. Je me recentre. Yoga exigeant, le forrest yoga nécessite d’être vraiment à l’écoute de son corps et à prendre du repos quand c’est nécessaire ou à utiliser des accessoires (sangles, briques) dans certaines postures. Je me suis blessée en cours ou en stage. Mais je dirais que bien souvent c’est mon ego qui a pris le dessus : à moi de savoir prendre de la distance et d’être encore plus à l’écoute.

Enfin, je trouve que le forrest yoga a des vertus thérapeutiques. L’enseignement en anatomie que j’ai reçu est rigoureux. L’accent mis sur la respiration est très important. Et le forrest yoga met en place le hands-on-assist. C’est à dire que l’enseignant vient vous aider. Non pas à vous fléchir en arrière. Non. Il vient vous aider par exemple à étirer la colonne vertébrale, à vous grandir avec l’inspir. A garder cet espace. Le tout avec de la douceur. Personnellement c’est une des choses que j’aime le plus : à ces moments là j’ai l’impression de m’ouvrir encore plus. C’est extraordinaire comme sensation.

Si vous avez l’occasion de pratiquer une fois le forrest yoga (les profs sont certifiés), je vous incite à le faire.

Si vous débutez le yoga, interrogez vous sur ce que vous recherchez. Et puis essayez plusieurs styles, plusieurs professeurs. Le yoga, quelque soit sa forme, restera toujours du yoga. Pour ma part, je pratique quotidiennement le forrest yoga, hebdomadairement le kundalini et plus largement le yoga nidra (allez sur la page Index des articles pour trouver tous les articles écrits à ce sujet), le yin yoga et le yoga restoratif ! C’est une question d’humeur !

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Catégories :Pratiques

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