J’ai lu Fierce Medicine de Ana Forrest, épisode 10 : transformer la merde en fertilisant !

Quel titre ! Je n’ai rien inventé : c’est Ana Forrest qui l’écrit elle-même. Je reprends sa phrase car elle est lumineuse. Et oui, ce sont les moments durs de notre vie qui nous permettent de rebondir plus haut, de sortir plus beau et de se comporter en cœur brave.

Dans la vie, il y a les révoltes, celles qui font avancer notre société, par exemple pour nos droits, pour renverser une dictature, pour résister afin d’hisser haut une cause plus grande que sa propre vie. Mais ici, point de cela. Parce que dans la vie, nous rencontrons tous des difficultés, des moments -des abysses- de douleur. Des traumas si forts, si importants que notre corps en tremble, que notre âme se fait petite.

Ana Forrest pose son propre parcours : elle a été violée quand elle était petite. A plusieurs reprises. Toute une partie de sa vie a été happée. Tout était sous-tendu par cela. Je vous invite à lire son texte, son combat. Et elle nous invite, non pas à résister mais à faire face à ces traumas, à les utiliser pour transformer cette merde en quelque chose qui verra fleurir la vie et la beauté et la joie.

Cette semaine a été très difficile pour moi. Très. Exténuée par une année remplie de cours de yoga, d’un job à 100 %, de beaux projets, de deux confinements, mon corps s’est mis en point de saturation. Fatigue, blessure persistante.

Et puis, des souvenirs sont remontés à la surface. Des souvenirs d’enfance. ma meilleure amie dans mon village que j’allais voir tous les jours quand je revenais en vacances. Et puis un jour, j’ai arrêté d’aller la voir. Parce que cela venait toujours de moi. Parce que jamais elle n’appelait, parce que la vie nous séparait aussi. Toutes les 2, mariées avec nos enfants, vivant dans des endroits différents.

Cette amie est décédée. Samedi. Je l’ai sentie : je n’ai pas dormi, le dimanche a été horrible, un sentiment de malaise profond. Latent. Son mari m’a envoyé un message mardi pour me l’annoncer. J’ai été terrassée. J’ai mécaniquement fait les choses. mais personne n’a su. Je ne voulais pas en parler.

Jeudi soir, mon meilleur ami que je n’ai pas vu depuis 5 ans (oui la vie encore ..) m’envoie un message pour me dire qu’il veut venir me voir. Un signe. Une synchronicité, rare. Mon cœur a bondi. J’y ai vu un message de ma meilleure amie, celui de ressaisir l’occasion et d’avancer.

Vendredi, j’ai fait presque 6 heures de voyage pour aller à l’enterrement. Toute sa famille m’a reconnue : j’étais redevenue sa meilleure amie.

Après la lecture du chapitre d’Ana Forrest s’offrent à moi deux options : soit je culpabilise, soit ,de sa disparition, naît quelque chose de plus beau.

La culpabilité est un sentiment que tout un chacun rencontre dans sa vie. Je n’ai pas l’habitude de revenir en arrière : ce qui est fait, est fait. Je ne peux qu’œuvrer pour l’avenir. Et ce n’est pas parce qu’on ne se voyait plus que nous n’étions plus amies. Je n’ai eu qu’une meilleure amie et c’est elle. Personne ne l’a remplacée. Personne. Notre vie en avait décidé ainsi. Ana Forrest nous invite à ne pas se victimiser mais à aller de l’avant, à voir plus grand, plus haut, à se comporter en guerrier au cœur brave. Transformer cette merde pour la rendre fertile.

Quand vous êtes confronté à cet point d’achoppement qui se cristallise dans le corps, qui vous envoie des messages, restez ouvert, même si cela peut faire mal.

Ce matin, je voulais enregistrer une séance de Forrest Yoga. Et puis non, j’avais besoin de préparer ce terreau, de sortir de mon corps et de mon cœur fatigués tout ce qui est inutile et j’ai enchainé en silence les postures. Si vous ne savez que faire, je vous invite à vous asseoir en tailleur et à pratiquer brahmari 3 fois en le faisant résonner dans les portions de votre corps qui correspondent aux chakras. Et d’écouter puis d’enchainer avec des salutations au soleil. Qu’importe que vous vous trompiez. Qu’importe le nombre. Entourez votre corps et votre âme d’un baume d’amour et laissez vous porter. Vous avez les outils pour vous guérir. C’est cela que propose le Forrest Yoga : apprendre à se guérir tout seul, avec ses propres outils.

Om mani padme hum !



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